Deux
grandes stars du triathlon français ont fait le
déplacement pour le triathlon longue distance de
St Rémy sur Durolle :
- Yves Cordier qui effectuait sa dernière
course en tant que professionnel,
- et René Rovera, 2ème à
Zofingen en 1998, 3ème de l'Ironman de Zurich,
meilleur performer français à Hawaï (7ème),
......
Nous
avons profité de sa venue en Auvergne pour
poser quelques questions au vainqueur du jour :
René Rovera.
René
Rovera toujours souriant et disponible
...
Nicolas
Alexandre : Quel est l'élément clé pour
qu'un triathlon soit réussi ?
René Rovera : une bonne ambiance.
NA
: Un mot pour définir le triathlon de St
Rémy ?
RR : SUPER
NA
: La difficulté du parcours (/10)
RR : 8
CT
: L'intérêt du parcours (/10)
RR : 10
NA
: L'organisation (/10)
RR : 10
NA
: Quand
est-ce que tu as su que la course était
gagnée ?
RR
: vers le 60-70ème km en vélo quand je me
suis aperçu que Yves ne me prenait pas de
temps.
NA
: Est-ce une bonne chose que le triathlon
soit sport olympique ?
RR
:
oui
et non ... oui : afin d'attirer un peu plus
les médias sur notre sport non : cela permettrait peut être
de revenir au racine de notre sport
NA
: Ton sport de départ ?
RR : l'athlétisme
NA
: Ton athlète "modèle" ?
RR : Mark Allen
NA
: Ton rêve non réalisé (et réalisable) ?
RR : un podium à Hawaï
NA
: Ton rêve non réalisé (et non
réalisable) ?
RR : gagner le tour de France.
NA
: Pour toi, la star française de demain ?
RR : Fred Belaubre qui possède entre autre
une très bonne mentalité
NA
: Cela te gêne t'il que l'on te parle de dopage
?
RR
:
tout
dépend comment l'on en parle
....
C'est sûr qu'il faut en parler
mais il faut arrêter de trouver
des boucs émissaire comme on
a pu le faire dans l'affaire Festina
avec Richard Virenque. Cela ne sert
absolument à rien.
Il faut travailler afin de sensibiliser
les sportifs, et il me semble que
l'affaire Festina a au moins servie
à une prise de conscience générale
tout à fait profitable. Le
discours des sportifs pro sur le dopage
a globalement changé depuis
1998 (année de "l'affaire"
sur le tour de France).
Je considère que l'espoir est
dans le message que l'on doit transmettre
aux jeunes. C'est ce que je fais avec
les jeunes qui sont dans mon club
de cyclisme (Mimosa sprint de Mandelieu)
en leur montrant qu'il est possible
de gagner sans se doper.
Heureusement
le triathlon est relativement préservé
aujourd'hui (comparé au cyclisme
par exemple) car il y a beaucoup moins
d'argent.
NA
: Quelle est la question que tu aimerais que
je te pose ?
RR
:
La
question précédente
sur le dopage est une question auquel
je tiens beaucoup. Tout simplement
car j'ai été confronté
à cela à Zofingen en
1998.
Lorsque
j'ai terminé 2ème (derrière
Olivier Bernhard), j'ai ressenti une
joie immense car cette performance
était vraiment incroyable.....Alors
je suis allé voir Olivier Bernhard
et nous nous sommes congratulés.
Quand j'ai appris, un mois plus tard,
qu'il était contrôlé
positif j'ai ressenti une grosse déception
et j'ai eu beaucoup de regret concernant
ma réaction à l'arrivée
.....
Aujourd'hui j'ai aussi quelques doutes
concernant des performances notamment
au cours de l'année 1997 (des
performances qui n'ont pas été
renouvellées depuis !!).
René
Rovera s'est qualifié à Zurich pour Hawaï qui
aura lieu le 19 Octobre 2002. Nous lui souhaitons
bonne chance et bon courage afin qu'il réalise la
meilleure performance possible et qu'il puisse
réaliser son rêve (cf ci-dessus).
Interview
réalisée par Nicolas ALEXANDRE pour Clermont
Triathlon le 08/09/2002.
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Le
club remercie ses partenaires, aides indispensables
au bon déroulement de l'épreuve :