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Nicolas
Alexandre : Comment définis-tu le triathlon
de Saint-Rémy ?
Patrick Bringer : Un triathlon à l'ancienne,
convivial dans un cadre magnifique...mais
une épreuve difficile aussi. On ne
peut que souhaiter que le nombre de participants
progresse encore pour pérenniser l'épreuve.
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NA
: Que penses-tu de cette édition 2004
?
| PB
: |
La barre des 100 engagés
a été franchi pour la
première fois avec un plateau
digne des grandes épreuves françaises.
J'ai été agréablement
surpris par la qualité de l'organisation
et je crois que cette édition
va signifier le réel décollage
de l'épreuve avec, en outre,
un reportage de qualité sur France
3 ce qui est à souligner. |
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NA
: Comment s'est déroulée ta
propre course ?
| PB
: |
J'abordais la course
en manque de confiance suite à
mon abandon d'Embrun consécutif
à des problèmes intestinaux.
J'ai donc fait une natation seul à
mon rythme, sans trop forcer, puis
je me suis surpris en effectuant un
solide vélo. A pied je me suis
contenté de gérer, René
(Rovera) et Gilles (Reboul) étant
inaccessibles. J'ai pris du plaisir
malgré une condition moyenne.
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NA
: Quels sont tes prochains objectifs
?
| PB
: |
Mes problèmes de ventre étant
enfin identifiés (bactérie
intestinale), je vais finalement aller
à Nice pour profiter des heures
d'entraînement du mois de juillet
avant Embrun. Ensuite cela dépendra
de mon envie, mais je ne souhaite pas
trop couper car j'aimerai faire un Ironman
à l'étranger durant l'hiver
si je trouve un financement. |
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NA
: Ton rêve non réalisé (et réalisable) ?
| PB
: |
Gagner
Embrun ! je pense en avoir les moyens
physiques et surtout psychologiques
mais reste à savoir si l'épreuve
aura encore lieu longtemps. Cela me
semble possible dans les cinq années
à venir. |
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NA
: Cela te gêne t-il d'aborder le problème
du dopage ?
| PB
: |
Absolument pas,
j'y suis même très sensible
puisque j'ai moi-même subi un
contrôle positif suite à
des négligences quand à
la prise de médicaments. Aujourd'hui
je suis très vigilant et me
soigne avec l'homéopathie autant
que possible, si j'ai des doutes je
consulte l'antenne médical
régional afin d'éviter
tout problème.
C'est toutefois un
réel problème aujourd'hui
car tout le monde à des doutes
sur la performance sportive,c'est
triste, pourtant il est possible de
réaliser de grandes performances
de façon naturelle, les exemples
sont légions surtout en triathlon
où l'argent est peu présent.
Mais, il faudrait absolument donner
les moyens aux athlètes propres
les possibilités de prouver
leur bonne foi, c'est un grand enjeu
de la prochaine décennie pour
que le sport reste crédible.
Bien sûr, il ne faut pas se
voiler la face non plus en durcissant
et intensifiant la lutte. Je crois
que tout cela va dans le bon sens.
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NA
: Quel est ton sport d'origine ?
| PB
: |
La course à
pied depuis 20 ans maintenant, mais
je n'ai jamais été guère
brillant.Je continue à faire
beaucoup de courses pédestres
car j'adore cela, d'ailleurs je préside
un club sur Clermont, le BAC qui compte
une petite centaine de membres dans
un cadre très familial. Je
me suis tourné vers le triathlon
vers 17 ans.
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NA
: Ton meilleur souvenir en triathlon ?
| PB
: |
Sans conteste mon
podium à Embrun l'année
passé car ce fût une
véritable aventure humaine
en communion avec ma famille et mes
amis. J'ai hâte de revivre un
tel moment. Mais il est dur de tout
miser sur une course, tout comme Gilles,
j'en ai vécu la douloureuse
expérience cette année
... mais cela fait partie du sport
également. |
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NA
:
Quels sont les difficultés de ce
sport ?
| PB
: |
Je crois que c'est
avant tout le volume horaire nécessaire
ne serait-ce que pour figurer honorablement.
Je crois aussi que l'aspect financier
limite beaucoup de monde, c'est un
sport réservé à
une minorité, il ne faut pas
se voiler la face. |
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NA :
Un dernier mot pour finir ?
| PB
: |
Bravo à toute l'équipe
organisatrice autour du président
Georges Rocher et rendez-vous en 2005
avec 150 engagés au départ...
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